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Conservation et versions

Chaque sauvegarde réussie crée un nouvel état récupérable. La conservation détermine la quantité d’historique gardée sans laisser les anciennes copies occuper toute la destination.

La copie la plus récente répond à « Que contient la sauvegarde aujourd’hui ? » Les versions antérieures répondent à d’autres questions : « À quoi ressemblait ce fichier hier ? », « Que contenait ce dossier avant sa réorganisation ? » et « Puis-je récupérer un fichier disparu la semaine dernière ? » Une sauvegarde qui ne garde que le dernier état ne peut pas y répondre.

Ce qui constitue une version​

Une version est la copie précédente d’un seul fichier, mise de côté au moment où une exécution la remplace par une plus récente. Elle est stockée à côté de la copie actuelle sous un nom horodaté. La copie actuelle n’est jamais une version : l’état le plus récent de chaque fichier est donc toujours conservé.

Il s’agit d’un historique par fichier, et non par exécution. Une exécution qui ne trouve aucune modification ne crée aucune version ; une exécution qui copie un fichier modifié en crée exactement une. Une destination peut donc contenir de nombreux points de restauration pour un document que vous modifiez chaque jour, et aucun pour un dossier auquel vous n’avez pas touché depuis la première sauvegarde.

Les fichiers supprimés de la source restent récupérables tant qu’une version stockée les contient encore. La conservation n’est pas une synchronisation immédiate : supprimer un fichier dans la source ne supprime pas les copies déjà stockées. Utilisez la chronologie de restauration pour sélectionner l’état nécessaire.

Réduction progressive gérée​

La stratégie standard conserve un historique détaillé tant que les modifications sont récentes, puis l’espace progressivement avec le temps :

  • Toutes les versions de l’heure la plus récente
  • Une version par heure pour les dernières 24 heures
  • Une version par jour pour le dernier mois
  • Une version par semaine pour les mois antérieurs

Dans chaque intervalle, c’est la version la plus récente qui est conservée, et la comparaison ne porte jamais que sur les versions d’un même fichier. Les exécutions complètes ne sont jamais supprimées en bloc.

Les paliers se suivent (heure, jour, semaine) et le palier hebdomadaire n’a pas de fin : il s’applique aussi longtemps que l’historique existe. Il n’y a pas de palier mensuel, et rien n’est supprimé du seul fait de son âge. L’historique continue donc de croître, mais bien plus lentement que ne le suggère le nombre d’exécutions.

La réduction appartient à la sauvegarde concernée et non au programme : Gérer le stockage automatiquement (élaguer les anciennes versions) est active par défaut et peut être désactivée pour une sauvegarde donnée. Option désactivée, chaque version est conservée jusqu’à ce que vous la supprimiez vous-même. La réduction a lieu dans le cadre d’une exécution de cette sauvegarde et porte alors sur toute sa destination, pas seulement sur les fichiers que cette exécution a copiés.

Lorsque l’espace de la destination diminue, les versions stockées les plus anciennes sont également supprimées, jusqu’à ce qu’une petite réserve soit de nouveau disponible sur le lecteur de destination. Même dans ce cas, la version stockée la plus récente de chaque fichier protégé est conservée.

Cette stratégie graduée préserve les détails là où ils sont les plus utiles. Les erreurs récentes sont souvent remarquées rapidement, d’où la densité des versions récentes. Les points plus anciens sont davantage espacés afin de fournir un historique à long terme sans accorder la même valeur à chaque heure datant de plusieurs mois.

Pourquoi l’historique semble souvent non réduit​

La réduction n’a de travail que là où plusieurs versions d’un même fichier tombent dans le même intervalle. Ne constater aucun effet pendant des semaines est donc normal et n’indique aucun problème :

  • Une sauvegarde récente. Les versions de l’heure la plus récente sont toutes conservées, et le palier horaire ne regroupe que les versions d’un même fichier issues de la même heure.
  • Environ une modification par jour. Avec un rythme quotidien et un fichier modifié à peu près une fois par jour, chaque journée ne contient déjà qu’une seule version : le palier quotidien n’a rien à regrouper. La première réduction visible intervient généralement après un mois environ, lorsqu’une semaine de versions quotidiennes devient une version hebdomadaire.
  • Peu de modifications au total. Les fichiers qui ne changent pas ne produisent aucune version : il n’y a donc rien à réduire.
  • Aucune exécution depuis que les versions ont vieilli. La réduction se produit pendant une exécution de cette sauvegarde. Une sauvegarde qui n’a pas été exécutée n’est pas touchée.

Pour observer le mécanisme sans attendre, modifiez un fichier plusieurs fois au cours d’une même heure en sauvegardant après chaque modification, puis relancez la sauvegarde plus d’une heure plus tard. De cette heure, seule la version la plus récente du fichier subsiste.

Limites facultatives​

En complément des paliers, une sauvegarde peut porter deux limites strictes : Supprimer les versions plus anciennes que (un âge en jours) et Nombre maximal de versions par fichier. Les deux sont facultatives : vous pouvez donc conserver toutes les versions, limiter leur âge ou laisser l’espace disponible sur la destination fixer la limite pratique. Ces limites s’appliquent en plus des paliers et uniquement lorsque la gestion automatique est active ; la copie actuelle de chaque fichier n’est pas concernée. Un historique plus riche améliore les possibilités de récupération, mais nécessite plus de capacité.

Tout conserver ne convient que si vous surveillez la croissance de la destination et augmentez volontairement le stockage. Une limite de temps est prévisible, mais peut supprimer l’unique ancienne copie d’un fichier dont la disparition est remarquée tardivement. Une conservation gérée selon l’espace s’adapte à l’utilisation réelle, tout en nécessitant assez de place pour les données actuelles.

Comment savoir que la réduction a eu lieu​

Une exécution qui a supprimé des versions inscrit une entrée de nettoyage pour cette sauvegarde dans la liste d’activité de la page d’accueil, et le journal du programme indique combien de versions ont été supprimées et quel espace a été récupéré. Dans la chronologie de restauration, certains points de restauration disparaissent à mesure qu’ils sont regroupés, tandis que l’état le plus récent de chaque fichier reste disponible.

Exemple​

Supposons que Budget.xlsx soit modifié à 09:00, 10:00 et 15:00. La sauvegarde conserve d’abord les trois versions. Avec le temps, la stratégie réduit cet historique dense tout en gardant des points horaires, quotidiens et hebdomadaires représentatifs. Une restauration à midi affiche la version de 10:00 ; une restauration au jour précédent affiche la version qui existait alors.

La conservation agit sur l’historique stocké et non sur la source active. La suppression d’un ancien point de restauration ne supprime pas le fichier source actuel.

Paires de synchronisation​

Seule une sauvegarde tient un historique de versions. Avec les modes « Miroir » et « Bidirectionnel », les fichiers remplacés et supprimés vont normalement dans la Corbeille de Windows. Lorsque cela est impossible, sur un partage réseau par exemple, la copie précédente reste en place sous un nom horodaté au lieu d’être perdue. Ces reliquats sont traités comme une corbeille et non comme un historique : quelques versions par fichier et un mois environ, puis ils sont nettoyés. Créez une paire de sauvegarde lorsque c’est l’historique lui-même qui compte.

Tenir compte du rythme des modifications

La taille de la première sauvegarde n’est qu’une référence. Des projets multimédias ou bases de données souvent modifiés peuvent produire bien plus d’historique que des documents presque statiques. Vérifiez la capacité de destination après la première semaine.